Au moment d'écrire ce billet je me sens toute petite.

Je dois parler. Les autres me font un peu peur. Et je ne sais plus tout d'un coup de quoi je voulais les entretenir. Peut-être de ce monsieur qui a risqué sa vie et l'a perdue pour tourner un film pour dire le Monde. Comme si le sacrifice était nécessaire pour dire la violence du Monde. Comme si cela valait encore et toujours la vie de quelqu'un. Le sacrifice d'une vie est toujours un sacrifice de trop. La vie ne vaut la mort de personne.

Cela me rend triste. Mais surtout cela me rend dure et froide. Dure et froide envers ce Monde qui exige encore et toujours la vie des hommes et des femmes. Parce que l'on croit qu'il n'y a pas d'autres solutions :parce que les autres nous imposent encore et toujours leur solution. 

La mort n'est jamais bonne quand elle est prématurée. Elle n'est bonne que lorsque qu'elle arrive à temps.

Je prendrais toujours la parole contre ce Monde là, contre ce Monde qui ne cultive pas la paix comme on cultive son potager. En veillant aux parasites. Les parasites de la paix sont ceux ceux qui s'engraissent sur les charniers, qu'ils s'engraissent matèriellement ou qu'ils s'engraissent de pouvoir, que les charniers soient champs de batailles ou bidonvilles, déserts culturels ou surabondance de biens de toute sortes, tout ceux qui entretiennent l'idée qu'il faut se battre, battre sa coulpe ou battre l'adversaire.

La seule chose qui est bonne à battre c'est la guerre et l'idée que le sacrifice des vies humaines est nécessaire pour accéder à la paix.